Reviews



27/03/2004

The Last Command - ASAPROD

http://www.asaprod.com
Review from ASAPROD e-zine
AUTHOR Pierre Dupaty
MARK Note générale : 3,5/5
Production : 3,5/5
Packaging : 4/5

ANTHENORA - The Last Command

Après une démo, « The general's awakening », assez prometteuse, les italiens d'Anthenora ont trouvé un label, qui n'est autre que Locomotive Music. C'est cool pour eux, qui existent depuis quand même une dizaine d'années et qui avaient débuté en tant que tribute band à Iron Maiden (ils ont même réussi à devenir potes avec Nicko McBrain !). Ca prouve en tout cas qu'on peut toujours réussir à percer si on y met de la conviction et qu'on ne baisse pas les bras. C'est donc sur le label espagnol que sort « The last command », le premier véritable album des Transalpins.
Ceux-ci restent dans le même style que celui qu'ils montraient dans leur démo, tout en durcissant le ton. On ne dirait vraiment pas, à les écouter, que l'on a affaire à un ancien tribute band à la Vierge de Fer : ce n'en est absolument pas un clone, et leurs références sont à trouver non pas dans la NWOBHM mais en Allemagne. Anthenora pratique en effet un heavy metal de tradition, bien puissant et basique, avec de gros riffs et des refrains super efficaces. On retrouve parmi leurs influences des groupes comme Grave Digger (« Dark alliance » aurait presque sa place sur « Knights of the Cross » : la voix du chanteur est certes très différente de celle de Chris Boltendahl, mais la structure du morceau est très proche des chansons de cet album !), Iron Savior (on retrouve d'ailleurs en ghost track la chanson « The savior » qui figurait su leur démo et qui sonne vraiment comme le groupe de Piet Sielck), Gamma Ray, Running Wild, Accept" Bref, toute l'école de l'acier germanique ! Ce n'est pas original (mais peut-on réellement être original en pratiquant une musique dont le style est traditionnel ?), mais c'est assez bien fait et ça fait toujours son petit effet au niveau des muscles du cou et des cervicales. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il y a des hymnes intemporels sur « The last command », mais ce sont quand même de bonnes chansons. Difficile, par exemple, de résister à « Operation Sea Lion », « Prophet of sorrow » ou « Hunter. Les musiciens sont d'un très bon niveau (ils ne bourlinguent pas dans l'underground italien depuis dix ans pour rien), notamment les guitaristes. Le chanteur a également un bon niveau, avec une voix assez grave et mélodique, mais on entend parfois un peu trop son accent italien (c'est particulièrement flagrant sur les ponts de « Hunter », où il roucoule les r d'une manière typiquement ritale). Mais ce n'est pas foncièrement gênant car, techniquement, il est bon, et sa voix est somme toute agréable. On sent en plus qu'il y met de la conviction et qu'il vit vraiment ce qu'il chante (dans le cas présent, c'est préférable, vu que c'est un concept album"). Au niveau de la production, et comme pour la demo (qui avait déjà un très bon son pour une autoproduction) c'est Tony Fonto, le guitariste de White Skull et de Jackhammer, qui s'en est chargé. Il a fait un bon boulot pour les guitares et la basse. Par contre, le son de batterie n'est pas génial : ça sonne trop sec et c'est trop mis en avant, ce qui gâche parfois le plaisir de l'écoute. C'est dommage parce que sinon, l'album est puissant et il y a une bonne dynamique. La pochette est assez jolie, et c'est en fait le seul clin d'"il à Iron Maiden de l'album : elle fait en effet pas mal penser à celle de « Somewhere in time », avec des coloris plus vifs ! Si « The last command » n'est pas l'album du siècle, c'est en revanche un bon premier album d'un groupe au potentiel certain, qui prouve une fois de plus (mais on ne va pas non plus le dire à chaque fois qu'on tombe sur un bon groupe de heavy metal venant de l'autre côté des Alpes !) qu'il y a de très bons groupes de heavy en Italie, qui n'ont rien à voir avec tous ces sous-clones de Rhapsody, et qui méritent d'être plus connus.

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